Figure : Diagramme schématique reliant l'urbanisme et les décisions de conception à leurs effets climatiques aux échelles urbaines, régionales et globales. Fig. 15.30 in Oke et al. (2017).
Trois thématiques principales
Question
- Quels sont selon vous les principaux aléas climatiques qui ont/auront des conséquences graves sur les populations des villes et les infrastructures ?
Aléas climatiques impactant les villes
Au niveau mondial,
accroissent la vulnérabilité des populations urbaines marginalisées et des infrastructures clés au changement climatique (confiance élevée).
Certaines populations urbaines sont exposées à un risque disproportionné :
| Les communautés à faibles revenus dans les établissements informels | Les enfants |
| Les personnes âgées | Les handicapés |
| Les personnes travaillant à l'extérieur | Les minorités ethniques |
Figure : TS9a in IPCC (2022).
Figure : TS.2 in IPCC AR6 WGII (2022).
Risque pour les populations à cause de l'augmentation de la chaleur (Sect. 6.2.2.1 in IPCC AR6 WGII)
Où ? Global, en particulier dans les villes tempérées et tropicales.
Conséquences graves :
Conditions des aléas qui contribueraient à rendre ce risque grave :
Conditions de vulnérabilité qui contribueraient à rendre ce risque grave :
Conditions d'exposition qui contribueraient à rendre ce risque grave :
Forte augmentation de l'exposition sous l'effet de la croissance démographique, de l'évolution de la démographique et des schémas d'urbanisation projetés.
L'urbanisation augmente la température moyenne annuelle de l'air en surface de plus de 1°C.
Corrélation entre la hausse des températures et
Options d'adaptation présentant le plus fort potentiel de réduction des risques :

Pourquoi l'urbanisation globale est-elle l'un des principaux moteurs du CC global ?
Comment quantifier les changements d'équilibre énergétique troposphérique ?
Forçage radiatif (W/m²) : le changement net des radiations à toutes les longueurs d'onde en haut de la troposphère après une perturbation relative à la valeur non-perturbée.
Comment estimer la contribution des villes (d’une ville) ?
Voir Sect. 13.1-2 in Oke et al. (2017)
from datetime import timedelta
from IPython.display import YouTubeVideo
start = int(timedelta(minutes=4, seconds=38).total_seconds())
YouTubeVideo('7yHcXQoR1zA', width=640, height=360, start=start)
Forme urbaine
Fonction urbaine
YouTubeVideo('WiGD0OgK2ug', width=640, height=360)


# Data analysis modules
import numpy as np
import pandas as pd
from scipy.optimize import fsolve
# Interactive plotting modules
import holoviews as hv
from holoviews import opts
import hvplot.pandas
import panel as pn
from panel import widgets
hv.extension('bokeh')
# Start date
T0 = 2018
# End date
TF = 2100
# Target CO2 budget (GtCO2)
TARGET_BUDGET = 580
# CO2 emissions at start date (GtCO2)
EMISSIONS_T0 = 36.8
def get_emissions(x, t, t0, *args):
delta_t = t - t0
return (x[0] + x[1] * delta_t + x[2] * delta_t**2 + x[3] * delta_t**3 +
x[4] * delta_t**4)**2
def get_emissions_jac(x, t, t0, *args):
delta_t = t - t0
return (2 * (x[1] + 2 * x[2] * delta_t + 3 * x[3] * delta_t**2 +
4 * x[4] * delta_t**3) *
(x[0] + x[1] * delta_t + x[2] * delta_t**2 + x[3] * delta_t**3 +
x[4] * delta_t**4))
def get_removals(x, t, t0, yearly_removal):
return yearly_removal * t / t
def get_net_emissions(x, t, t0, yearly_removal, *args):
emissions = get_emissions(x, t, t0)
removals = get_removals(x, t, t0, yearly_removal)
return emissions + removals
def get_budget(x, t, t0, yearly_removal, *args):
return np.cumsum(get_net_emissions(x, t, t0, yearly_removal))
def func(x, t_net0, t0, yearly_removal, target_budget, emissions_t0):
t = np.arange(t0, t_net0) + 1
return [get_budget(x, t, t0, yearly_removal)[-1] - target_budget,
get_emissions(x, t0, t0) - emissions_t0,
get_emissions_jac(x, t0, t0),
get_net_emissions(x, t_net0, t0, yearly_removal),
get_emissions_jac(x, t_net0, t0)]
def get_scenario(t_net0, yearly_removal=0.):
'''Get scenario for given year of net zero and yearly CO2 removal.'''
# Get solution
x0 = EMISSIONS_T0, 0.5, 0., 0., 0.
args = (t_net0, T0, yearly_removal, TARGET_BUDGET, EMISSIONS_T0)
x, _, ier, mesg = fsolve(func, x0, args, full_output=True)
# Analyze only if a root was found without error
if ier == 1:
# Collect resulting emissions and budget in data frames
time = np.arange(T0, TF) + 1
df = pd.DataFrame(index=time, dtype=float)
df2 = pd.DataFrame(index=time, dtype=float)
args_plot = (time, T0, yearly_removal)
df['Removals'] = get_removals(x, *args_plot)
df['Emissions'] = get_emissions(x, *args_plot)
df['Net Emissions'] = get_net_emissions(x, *args_plot)
df2['Budget'] = get_budget(x, *args_plot)
# Stabilize emissions and budget after net zero
df['Emissions'] = df['Emissions'].where(
df.index < t_net0, df.loc[t_net0, 'Emissions'])
df['Net Emissions'] = df['Net Emissions'].where(
df.index < t_net0, df.loc[t_net0, 'Net Emissions'])
df2['Budget'] = df2['Budget'].where(
df2.index < t_net0, df2.loc[t_net0, 'Budget'])
# Plot
title = ('Emissions in 2030: \t\t\t\t\t\t\t\t{:.0f} GtCO2\n'
'Cumulative emissions: \t{:.0f} GtCO2'.format(
df.loc[2030, 'Emissions'], df2['Budget'].loc[t_net0]))
ylim = (-11, 1.5 * EMISSIONS_T0)
xticks = np.arange(2020, 2101, 10)
p = (
df.loc[:t_net0 + 1, 'Net Emissions'].hvplot.area(
label='Cumulative Emissions', height=400, ylim=ylim,
xticks=xticks, title=title, ylabel='Emissions (GtCO2)') *
hv.VLine(2030) *
df.hvplot() *
df.loc[[t_net0], 'Net Emissions'].hvplot.scatter()
).opts(opts.VLine(color='black', line_dash='dashed'))
return p
# Interactive plot
t_net0_slider = widgets.IntSlider(
start=2040, end=2096, step=5, value=2050, name='Net-Zero Horizon (y)')
yearly_removal_slider = widgets.FloatSlider(
start=-10., end=0., step=1, value=0, name='Yearly Removal (GtCO2/y)')
pn.interact(get_scenario, t_net0=t_net0_slider,
yearly_removal=yearly_removal_slider)
Figure : Les objectifs et sous-objectifs convergeant d’un aménagement durable. Fig. 2 in ADEME (2019).
Question
- Quels indicateurs proposeriez-vous pour accompagner le critère "améliorer la composition urbaine au climat et assurer le confort" ?
Mesures pour limiter les contributions du projet à l'îlot de chaleur urbain
Description : Indicateur de moyens qualitatif décrivant les mesures mises en œuvre dans le périmètre de la zone d'aménagement pour diminuer l'effet d'ICU.
Finalité : Adapter la composition urbaine à l'environnement climatique par des mesures passives, et assurer le confort climatique extérieurs et intérieurs.
Méthode de calcul : Pas de méthode spécifique: évaluation binaire, liste des mesures mises en œvre, impact sur la diminution de l'ICU calculé par simulation thermique.
Modalités : Nécessite une connaissance des conditions microclimatiques, du plan masse et des matériaux et essences végétales prévus ou réellement mis en œuvre.
Source : Étude des conditions microclimatiques, plan masse, enquête terrain.
Indice de confort thermique
Description : Indicateur de performance quantitatif. Mesure la part des espaces extérieurs de la zone d'aménagement présentant un indice de confort climatique satisfaisant (en %).
Finalité : Idem.
Méthode de calcul : À partir d'une plage de "température ressentie" pour tenir compte de l'activité et des variations du niveau d'insatisfaction d'un individu à l'autre, en fonction de l'heure/la saison, de la fréquentation de l'espace considéré.
Modalités : Simulation, enquête...

Figure : Définir "l'urbain" et le "rural" en relation avec les villes. Fig. 6.1 in IPCC AR6 WGII (2022). Voir aussi OECD (2020).
Figure : Les composantes biophysiques qui composent un écosystème urbain : tous les aspects de l'environnement naturel préurbain modifiés ultérieurement par l'introduction d'infrastructures bâties. Fig. 1.3 in Oke et al. (2017).
Figure : Représentation des entrées et sorties d'un écosystème urbain. Fig. 1.4 in Oke et al. (2017).
Permet, par exemple, de
Figure : Potentielles définitions de la "surface" d'une représentation simplifiée d'un système urbain. Fig. 2.2 in Oke et al. (2017).
Radiative : absorptivité, réflectivité, transmissivité, émissivité.
Thermique : chaleur spécifique, capacité thermique, conductivité thermique, diffusivité thermique, admittance thermique.
Humidité : capacité d’interception et de stockage, perméabilité, caractéristiques des stomates, nature chimique.
Aérodynamique : rugosité de surface, plan de vitesse nulle, porosité.
Table : Classiffication des unités morphologiques urbaines, bâties et vertes, et de leurs phénomènes climatiques urbains, sur la base d'échelles de longueur horizontales typiques (ville d'environ 1M d'habitants). Tab. 2.1 in Oke et al. (2017).

Figure : Paramètres décrivant la couverture urbaine, les échelles spatiales et la structure urbaine, où les $\lambda_x$ sont les rapports d'aire ou de forme avec "b" pour "bâtiment", "v" pour "végétation", "i" pour "imperméable", "s" pour "canyon", "c" pour "complet" et "f" pour "frontal". Fig. 2.4 in Oke et al. (2017).

Figure : Schémas communément utilisés pour représenter la distribution des bâtiments dans les zones urbaines. Fig. 2.8 in Oke et al. (2017).
Figure : Classification des Zones Climatiques Locales (LCZ) en fonction de leur tendance à pouvoir modifier le climat. Fig. 2.9 in Oke et al. (2017). Ces LCZ sont définies par leur capacité à modifier le climat et ne correspondent pas a priori aux modes de couverture des sols (CORINE Land Cover ou autre).
Figure : Échelles spatiales et temporelles de quelques phénomènes climatiques urbains. Fig. 2.11 in Oke et al. (2017).
Figure : Forme typique de la couche limite urbaine (UBL) aux mésoéchelles : (a) "dome" urbain quand l'écoulement régional et calme, et (b) couche limite urbaine interne et "panache" aval pour un écoulement régional modéré. Fig. 2.12 in Oke et al. (2017).
Figure : Schéma d'une stratification typique de l'atmosphère au-dessus d'une ville (a) de jour, et (b) de nuit. L'échelle verticale est logarithmique sauf à la surface. Fig. 2.13 in Oke et al. (2017).
Table : Classification des couches atmosphériques du système climatique urbain à partir des échelles verticales typiques : hauteur au-dessus du sol $z$, hauteur moyenne des bâtiments/arbres $z_H$, largeur du canyon des rues $W$, longuer de rugosité $z_0$, hauteur du plan-zéro de déplacement $z_d$, profondeur de la couche de mélange $z_i$, vitesse de friction $u_*$, échelle de vitesse de convection $w_*$, température de friction $\theta_*$, échelle de température de la couche de mélange $\theta_*^{ML}$. Tab. 2.3 in Oke et al. (2017).

Le cadre conceptuel de Lowry
La valeur $V_M$ d'une variable météo mesurée à une station est supposée être donnée par la somme
$V_M = V_B + V_L + V_H$
où
Si la station météo est localisée dans une aire
Figure : Formes hypothétiques des aires U, A et R ou N résultant d'un régime de temps unique avec un vent dominant du sud-ouest. Fig. 2.15a in Oke et al. (2017).
Table : Méthodes d'estimation à partir d'observations. Tab. 2.4 in Oke et al. (2017).
→ Les différences rural-urbain peuvent être utilisé comme estimation de deuxième ordre des effets urbains, mais seulement si le choix des stations est fait avec grand soin.
→ Méthodologies complexes, mais qui ont porté leur fruits !
Le climat régional
Est sujet à des déterminants extrinsèques à la ville :
Les phénomènes climatiques urbains
Sont sujets à une grande variété de déterminants intrinsèques :

Figure : Schéma des flux entrant dans l'équilibre énergétique de surface (SEB) pour un volume (a) rural et (b) urbain. Fig. 6.2 in Oke et al. (2017).
$Q^* = Q_H + Q_E + Q_G$ (W m-2),
où
Le bilan radiatif sur n'importe quelle surface est:
$Q^* := K^* + L^* := K_\downarrow - K_\uparrow + L_\downarrow - L_\uparrow$ (W m-2).
où
Pour une surface simple, une partie de $L_\uparrow$ est émise et une partie vient de la réflexion de $L_\downarrow$:
$L_\uparrow = \varepsilon \sigma T_0^4 + (1 - \varepsilon) L_\downarrow$ (W m-2).
$L_\uparrow$ dépend donc de la capacité de l'objet à émettre et à réfléchir le rayonnement infrarouge.
Pour un corps noir parfait, la densité de flux émis (ou émittance) est donné par la loi de Stefan-Boltzmann:
$E_B = \sigma T_0^4$ (W m-2),
où
Figure: (a) Les courbes de rayonnement d'émetteurs parfaits (loi de Planck) aux températures du soleil et du système terre-atmosphère (Wm$^{-2}$μm$^{-1}$). (b) L'absorptivité et l'émissivité de gaz atmosphériques particuliers. (c) Le total de l'absorptivité et de l'émissivité de l'atmosphère. Figure 5.2 in Oak et al. (2017).
Cependant, les objets sont des émetteurs imparfaits, si bien que
$E = \varepsilon \sigma T_0^4 = \varepsilon E_B$ (W m-2),
où l'émissivité $\varepsilon$ de l'objet est un nombre entre 0 et 1 définit comme le rapport $E / E_B$.
Le rayonnement infrarouge réfléchit par une surface est donnée par
$\omega_\lambda L_\downarrow$ (W m-2),
où la réflectivité $\omega_\lambda$ est par définition la part réfléchit de $L_\downarrow$ à la longueur d'onde $\lambda$.
Quand un rayonnement a une certaine fréquence recontre une surface, il peut être :
Par conservation de l'énergie incidente, celle-ci se décompose en sa part absorbée (absorptivité $\varphi_\lambda$), sa part rélfléchie ($\omega_\lambda$) et sa part transmise (transmitivité $\tau_\lambda$) :
$1 = \omega_\lambda + \varphi_\lambda + \tau_\lambda$ (sans unités).
Pour une surface opaque, on a donc: $\omega_\lambda = 1 - \varphi_\lambda$.
$\varepsilon_\lambda = \varphi_\lambda$ (sans unités).
En résumé:
$\varphi_\lambda L_\downarrow = (1 - \varepsilon) L_\downarrow$ (W m-2).
Puisque $\varepsilon > 0.9$ pour la plupart des matériaux naturels, le rayonnement réfléchit est mineur, mais non sans conséquences.
$\sigma T_{0, B}^4 := L_\uparrow$ (W m-2)
La conséquence du transport de vapeur d'eau:
$Q_E = \mathcal{L}_v E$ (W m-2),
où
$Q^* + Q_F = Q_H + Q_E + Q_G + \Delta Q_S + \Delta Q_A$ (W m-2),
où
Principalement le produit de la conversion d'énergie chimique ou électrique en chaleur et libéré dans l'atmosphère résultant des activités humaines de la ville.
Pas directement mesurable.
À mesurer indirectement :

Figure : Exemple de SEB pour des facettes urbaines non-obstruées : (a) route sèche en asphalte près de Vienne, Autriche, le 11 août 1994 ; (b) site herbé légèrement humide dans un parc à Vancouver, Canada durant une période de 4 jours fin juillet 1992. Fig. 6.19 in Oke et al. (2017).

Figure: Illustration des différences de température formant les quatre types d'ICU. Fig. 7.2 in Oke et al. (2017).
Table: Résumé des types d'ICU, de leurs échelles, des processus thermiques à leur origine, des approches pour les modéliser et des techniques de mesures in situ ou à distance pour les observer. Tab. 7.1 in Oke et al. (2017).

Figure: Schéma représentant un ICU de canopée typique d'une nuit calme et claire sur un terrain urbain relativement plat. (a) Carte des isothermes illustrant les caractéristiques typiques de l'ICU et leurs correspondances avec le degré de développement urbain. (b) Coupe transversale 2D de la température de l'air à la surface du sol le long de la ligne A-B représentée en (a). Figure 7.3 in Oke et al. (2017).
$C \frac{\partial T_0}{dt} = Q^* - Q_H - Q_E - Q_G \quad (\mathrm{Wm}^{-2})$
où $C$ est la capacité thermique de la couche.
→ Lire le chapitre 15 de Oke et al. (2017).
Contributors include Alexis Tantet in collaboration with Maud Mouchet, Benoit Schmutz and David Touboul.